femmes paysames

Voilà là un projet qui me tient à coeur : faire un beau livre qui parlerait de l'agriculture d'aujourd'hui. Ou plutôt des femmes qui font l'agriculture d'aujourd'hui. 10 ans entre champs et fournil, cela donne une certaine légitimité, non ^^ ? Je trouve en tout cas :-) ! 

C'est que l'agriculture, complexe, dans ses enjeux, la globalisation, la mondialisation, c'est à la fois proche et compliqué. Bref. Il y a de quoi dire et qui de mieux que celles qui la vivent pour la raconter ?  C'est mon parti pris.

Allez, je vous inivite à lire l'intro plus bas. Inutile de se répéter.

 

J'invite en tout cas ceux qui seraient intéressé par le sujet, ou en tant que lecteur, ou en tant que mécène (sait-on jamais ?) à prendre contact. Et même si j'ai déjà une liste de femmes à rencontrer absolument, toutes les suggestions et contacts sont les bienvenus.

donner la parole à celles qui font l'agriculture d'aujourd'hui

intro

Etre paysanne ? agricultrice ? cheffe d’exploitation ? Les raisons et les motivations pour choisir un métier dans l’agriculture aujourd’hui sont  nombreuses, variées : rejoindre un compagnon, voir grandir ses enfants en travaillant près d’eux, par conscience et envie d’agir dans le concret, par goût, comme une évidence, par amour de la nature ou des animaux.
Peu importe. Ce qui est sûr, c’est que vivre l’agriculture au quotidien est un choix exigeant.
Après avoir grandi dans une de ces grosses exploitations porcines, à l’abri d’un oncle - figure de prou de sa profession -, j’ai choisi de devenir paysanne. Un long cheminement intellectuel et puis 10 ans d’un quotidien entre champs et fournil, 10 ans d’un quotidien, fait de dévouement, de travail, de nez à regarder le ciel, de crapahutages à hauteur de bestioles, et de tant d’autres choses, aussi.
Ce sont là des métiers exigeants, élémentaires, essentiels, et cela est vrai, je le crois, pour toutes les productions et toutes les filières, bio ou conventionnelles.
Depuis toujours, je dois avouer, et plus encore en tant qu’agricultrice, rien ne m’agaçait plus que d’entendre ces phrases toutes faites. ‘ah oui, moi, l’agriculture, je connais : mon grand-père était paysan [...]. J’allais l’été... ‘ et de vous raconter quelques souvenirs de récoltes de pommes de terre ou de betteraves.  Est-ce cela que connaître l’agriculture ?
Et puis, disons-le, s’il est une chose qui m’a souvent interpellée (restons polie), c’est l’espèce de condescendance dont font l’objet encore ces métiers. Annoncer à la famille et aux amis que l’on abandonne un ‘bon’ poste, une carrière plus classique, cela fait s’équarquiller bien des yeux. Cela a même fait s’en détourner quelques uns.
Bref.
Et de s’installer, de monter sa ferme. Et de la faire vivre, de vivre... et de lire : des revues, des magazines, des BD, des journaux, des articles, ... 
Et de constater que s’il existe pléthore d’ouvrages sur le sujet de l’agriculture, les approches sont ou très techniques pour ne pas dire technicistes (sau, nombre d’animaux, surface, nombre d’UTH, GMQ, ...), purement historiques et factuelles (évolution du nombre de fermes, ...) ou pour d’autres, très - trop ? - angéliques. 
De penser à une certaine presse que rapidement, je pourrai qualifier de parisienne. D’y lire des articles enscençant des démarches marginales. Alors oui, bien sûr, tant mieux si on parle de ce que l’on mange. Mais faire une 4e de couv’ avec un beurre à 40 € le kilo, vendu au gramme, servi dans des cuillères en argent, qui ne permet pas à son producteur de tirer un revenu, pourquoi pas. Mais une nouvelle fois, qu’est-ce que cela raconte de l’agriculture, celle des champs ?
Et puis, j’ai aussi découvert avec bonheur ces ouvrages, souvent dessinés, qui racontent une installation, souvent compliquée, ou une conversion, souvent source d’angoisses. Superbes regards (parfois croisés) qui suivent quelques semaines ou plusieurs mois une ferme. Portraits souvent sensibles faits par des ‘extérieurs’ au métier.
Reste que, me concernant, qui mieux que le professionnel peut raconter son métier ? Qui mieux que les paysannes pour raconter leur quotidien, leurs joies, leurs engagements, leurs vies ? C’est en effet à elles que je veux donner la parole. Pour des raisons diverses et variées, motivée par l’idée - je le dis dès ici - qu’il reste encore beaucoup à faire en matière d’égalité et de droits les concernant.

des images


le projet vous intéresse ?

A ce jour, rien n'est fixé : édition par un tiers ou auto-édition mais mon objectif - vous l'aure compris - est de mener à bien ce projet.Non mais ! (mon parcours m'a appris l'opiniâtré !)

ALors, si vous êtes intéressé-e, faites vous connaître ! Toute aide peut être la bienvenue : un mot d'encouragement, un contact de femmes, de personnes ressources, un partenaire, ....

 

Sans doute passerai-je par une plate-forme de financement participatif mais d'ores et déjà, si vous voulez vous tenir informé de l'avancée du projet, pensez à vous abonner à la newsletter (lien en bas de page).


une interview

rencontre avec une de ces femmes paysame.

Extrait de l'interview brute, non retravaillée.