paysâmes et agriculture

mon intérêt pour les choses de l'agriculture

photo noir et blanc boulange paysanne agriculture fournil paysames - Johanne Gicquel artiste auteure nature bretagne
au fournil, dans ma carrière antérieure

On a tous plusieurs vies. Dans l'une d'entre elles, j'ai été paysanne. Paysanne-boulangère, petites mains maraîchères.

 

Moi, la fille élevée entre 2 femmes - mémé*, ma mère - et 2 lieux - la ferme, les bois -, choisir l'agriculture était faire un mariage (comment l'exprimer ?) jamais pensé et pire, assez rebutant.

Poussée dans une très grosse ferme industrieuse (où j'y ai passé des années heureuses toute gamine), autant dire que jamais je n'avais imaginé cette carrière-là. 

Mais la vie réserve des surprises - ironie.

Bref. L'ex-étudiante en environnement aura fini par rejoindre la vie des champs à force de rencontres, notamment avec des paysan.ne.s heureux.ses. 

Je fais ce choix en 2006-2007, portée par ce fameux "changement que l'on veut être pour le monde".

Cette carrière-là faisait sens, à ce moment-là.

 

J'y ai trouvé beaucoup de satisfaction. Beaucoup de beau, dans le geste, dans ce que j'ai découvert, dans mes champs : de la vie, partout. De l'écologie, concrète. J'ai aussi vu l'engagement que ces métiers exigeaient, dans la durée. Le travail nécessaire pour produire en préservant la planète, tant que possible. J'ai aussi vécu beaucoup de désillusions. La course aux terres, denrée qui se paie cher, aux sens premier et secondaire.

 

J'ai eu envie de raconter tout cela, en tant que désormais photographe et auteure, en croisant le regard avec d'autres faiseuses. Regard croisé,  donc, qui se veut exigeant, tant sur le fond que sur la forme.

 

Maintenant forte de l'excellent accueil réservé au livre Paysâmes (il y aura eu bien eu des doutes !), je crois pouvoir affirmer avoir relever ce pari. Le travail autour de l'humain;e en agriculture se poursuit donc : causeries, exposition, ... et livres : les informations suivent.

Johanne

 

* mémé (comme ma "mémère") fait l'objet d'un court portrait dans Paysâmes :

cela afin d'expliquer l'agriculture des années 50-60 en Bretagne


paysâmes etc.

le livre

Paysâmes, le livre, est la concrétisation d'années de labeur, d'envie - 12 ans que je voulais écrire sur l'agriculture, raconter la vie vue et vécue de l'intérieur.

12 ans. Des expériences, la vie qui passe par là. 12 ans qui change une femme, certainement.

12 ans pour aguerrir la photo, l'écriture aussi. Je les revendique réalistes, terriennes même.

 

Avec Paysâmes, j'ai voulu faire un "beau" livre - connaissant toute l'exigence des femmes engagées pour nourrir les autres, au mieux, en considérant la planète, en faisant dans le bio ou dans le durable. Un livre à la hauteur de leurs engagements. Qui raconte la "vraie" vie des champs, des fermes, celle où les animaux crèvent de ne pas naître, celle où les paysannes manient le torchon pour essuyer le pis des vaches, celle où les poules ou les vaches sont abattues parce que peut être malades. Abattage qui laisse désemparée celle qui les élève.

 

Le livre n'est pas une bible, pas un plaidoyer ni un réquisitoire. Il a été mené seule de bout en bout, de force, de gré, pour être libre et du contenu et de la forme.

Ce sont des portraits de 11 femmes, en photo et en textes, qui donnent à voir un "autre" visage de l'agriculture bretonne des années 2020.

Il y a des textes plus libres, des respirations ou des suffocations - merci ici à Yann Morel pour ses 2 poèmes.


Pour compléter le propos du livre, la scientifique que je suis a tenu à réaliser un complémenterre, qui raconte 60 ans d'histoire agricole régionale, et apporte des éléments de culture agricole.

Il s'y trouve des témoignages (de Anne Guillou, sociologue spécialiste de la question de la femme en milieu rural), des éléments statistiques et des textes plus littéraires, cela afin de mieux saisir l'esprit d'une parti de la profession, comme il se dit.

 

le contenu du livre est détaillé dans la page de commande du livre

 ci-contre : lien vers le teaser du projet, réalisé lors de la campagne de financement participatif


causeries : des temps d'échange

L'agriculture est un sujet ô combien complexe. J'aime à vulgariser, et comme je prétends connaître le sujet, je m'y emploie donc à travers ces causeries - terme préféré à "conférences".

 

Ce sont des moments privilégiés d'échange autour du contenu du livre.

Selon le lieu (école, médiathèque, librairie, club photo), le public (averti ou néophyte), le contenu et le propos est adapté. Cela peut aller de la place de la femme sur la ferme au travail photographique en passant par les enjeux d'accès aux terres, etc.

 

La causerie s'appuie idéalement (quand le lieu le permet) sur une projection d'images et/ou de vidéos.

 

plus d'informations et conditions en  page causeries

 


l'exposition photo

Voulue dès le départ du projet, car il est question de portraits photo en noir et blanc - l'exposition arrive enfin.

Ce seront des photos issues du livre ou inédites, des femmes, des paysages, ...

 

L'exposition est accrochée pour la 1e fois à Trégunc [29] à compter du 20 septembre 2022 (Vernissage le 23 septembre à 18 h suivi d'une causerie).

Elle sera ensuite disponible au prêt.

exposition : contenu, location, les informations arrivent


autres informations

Voici les liens jugés utiles pour compléter le propos de cette page :

- le dossier de presse

- la revue de presse dédiée et les retours de quelques lecteurs


projets en cours

paysômes

A force d'être interrogée sur le caractère féministe - ou pas - de mon travail, un livre autour des hommes s'est imposé : Paysômes est en cours de réalisation, et plusieurs rencontres ont déjà eu lieu, avec des maraîchers, des paysans-tisaniers.

Avec tous les contacts collectés - femmes et hommes -, autant dire que ce serait parti pour 10 tomes dans le même registre, qui sait ? D'autant que je serai d'étendre le propos à la France entière. 

Cela posé, n'hésitez pas à prendre contact pour des suggestions de rencontres, contenus, ...

 

la page Paysômes

 

 

 


la boulange-paysanne

Un 2e ouvrage s'impose également, il aura pour thème autour de la boulange paysanne.

J'ai de la matière, l'envie de partager ce que je n'ai pas fait pendant ma carrière (de super recettes de pain au levain). Et d'ores et déjà, autant dire que le gros travail de fond sur le sujet mené pour la revue ArMen* reste à valoriser.

Ce sera sans doute l'occasion d'aborder ici, plus largement, la question de l'accès aux terres - sujet ô combien crucial, complexe.