paysâmes

 

 

"c'est puissant, c'est  beau, ça pique" "poétique et politique"

Jérôme Cadet, France Inter

 

"images magnifiques. évite remarquablement le piège du romantisme"

la Décroissance

 

Johanne Gicquel artiste auteure nature bretagne paysames couvrture livre
 Johanne Gicquel artiste auteure nature bretagne Paysames - livre

le mot de janvier 2022

Il est des projets qui comptent dans une vie. J'en ai eu quelques uns. Paysâmes en fait partie.

Envie de raconter celles qui font, celles de l'ombre, aussi.

 

Paysâmes.

 

Livre féministe ? Oui. Non. Envie de mettre en avant des femmes, il va de soi, qui pense leur métier, la planète, les autres. Raconter et comprendre leurs engagements. Parce que j'en ai fait partie et que j'ai mesuré à quel point l'agriculture est complexe, méconnue, et à quels points celles et ceux qui la font sont souvent caricaturés "- géniaux !" ou "pollueurs ! ". Parce que j'ai mesuré à quel point les femmes sont des "patrons" invisibles, au mieux, ou des fragiles en puissance, aussi (pas de statut, pas de protection sociale ou poindre : réalité du métier, encore).

 

Bref. En tant qu'artiste et auteure aujourd'hui, j'ai voulu mettre ma plume et mes images au service de la connaissance de ces humaines-là, qui œuvrent souvent dans la plus grande des discrétion et souvent avec abnégation. Ce livre aura été l'occasion de plonger dans 60 ans d'histoire agricole (bretonne), les pieds et les mains lestés par 10 ans d'expérience personnelle, entre champs et fournil.

 

Ces petites et grande histoires sont racontées avec, toujours en fond (c'est ce qui m'avait motivée à devenir paysanne), l'envie (pas folle) de participer à ma façon à ce monde que je voudrais - plus respectueux de l'autre et de la planète, qu'on se le dise. 

 

Après quelques causeries et pas mal d'échanges, autant dire que l'envie est plus forte que jamais de donner à voir le monde de celles et ceux qui font "autrement". 

 

Johanne

préface

«Johanne écrit vrai, sans fard, sans ronds de jambe. Le texte est fluide, se boit comme du petit-lait. Les mots sont tendres et crus. Et, avec Paysâmes, elle lève le voile sur un univers qui nous concerne tous. [...]. Oublier est d’une simplicité enfantine. [...] La technologie pense de plus en plus à notre place, et même les miroirs réfléchissent parfois mieux que nous. En lisant ces pages, je suis tombée en amour pour ces Paysâmes auxquelles Johanne offre un écrin de papier d’une féroce beauté, au contenu riche et nécessaire, à mettre entre toutes les mains.»

 Marlène Tissot - écrivaine poétesse romancière - extrait préface

 

intro du livre

J’ai voulu écrire sur les femmes – celles qui ont choisi d’épouser la Terre – parce que je suis une femme, parce que j’ai été, durant 10 ans de ma carrière, paysanne. Oui, j’ai fait mien ce mot – il n’a de sens ici que celui originel « celui d’un pays ».
Ce livre ? Je le porte depuis une douzaine d’années. Ce n’est donc pas – peu s’en faut – un ouvrage entrepris parce que ce serait à la mode, vendeur, bref, opportuniste. Les années ont passé et la vie – hasard ou pas – m’a ramené ce projet de papier en pleine face. [...].
Le projet de livre réémerge donc. Son contenu évolue. De la photo, du noir, du blanc, pour dire tous les gris de la vie. Des textes, du « je », usé non par pur égotisme mais pour me réapproprier une parole souvent (auto-)confisquée. Des textes peut-être moins naïfs que je ne les aurais écrits il y a 10 ans, si tant est qu’ils aient pu être naïfs. Disons que, même si je suis née dans la marmite du parfait productivisme intensif breton, consciente des enjeux (locaux, territoriaux, sociaux...), il manquait l’expérience, le vécu.
La vie est passée par là, avec ses satisfactions, ses galères, ses réussites [...]. Oui, les pieds dans la terre, parfois dans la merde – disons-le –, ça ouvre les yeux, et rudement, sur les réalités du métier.
Bref. 2020. J’ai eu envie de croiser le regard et le faire avec des femmes – celles qui « pensent » leur métier, serais-je tentée d’écrire. Présomptueux ? Chacun jugera. J’ai eu envie de les raconter, elles, de les dire en images et en mots, et de fait, c’est une agriculture – bretonne, féminine – qui se dévoile.
Alors, vas-y. Raconte-toi. Raconte-moi.

Johanne, intro du livre  Paysâmes

 

 

 

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