paysâmes

un projet en bonne voie grâce à la collecte de financement participatif :-)

 

 

Avis aux retardataires - et aux autres ;-) :

Oui, il est toujours possible de réserver le livre Paysâmes !

 

Pour précision : le livre a fait l'objet d'une campagne de financement participatif sur Ulule. Objectif atteint :-) !  Merci.

la cagnotte :

5030 € + 110 €

4 nouvelles contributions

en direct au 23 juillet Merci :-)


pourquoi ce livre consacré à l'agriculture et aux femmes qui la font ?

Etre paysanne ? agricultrice ? cheffe d’exploitation ? Les raisons et les motivations pour choisir un métier dans l’agriculture sont variées : par conscience et envie d’agir dans le concret, par goût, comme une évidence, par amour, d'un homme, d'une femme, de la nature, des animaux.

Peu importe. Ce qui est sûr, c’est que vivre l’agriculture au quotidien est un choix exigeant.

Après avoir grandi dans une de ces grosses exploitations porcines, à l’abri d’un clan, de mes oncles, d’un oncle figure de prou de « la profession » comme il se dit, j’ai choisi de devenir paysanne.


Un long cheminement intellectuel – non, je ne suis pas née dans la marmite du bio - et puis 10 ans d’un quotidien entre champs et fournil. 10 ans d’un quotidien, fait de dévouement, de travail, de nez à regarder le ciel, de crapahutages à hauteur de bestioles, et de tant d’autres choses, aussi.
Ce sont là des métiers exigeants, élémentaires, essentiels, et cela est vrai, je le crois, pour toutes les productions et toutes les filières, bio ou conventionnelles.

 

Depuis toujours, je dois avouer, et plus encore en tant qu’agricultrice, rien ne m’agaçait plus que d’entendre ces phrases toutes faites. ‘Ah oui, moi, l’agriculture, je connais : mon grand-père était paysan [...]. J’allais l’été... ‘ et de vous raconter quelques souvenirs de récoltes de pommes de terre ou de betteraves. Est-ce cela que connaître l’agriculture ?
Et puis, disons-le, s’il est une chose qui m’a souvent interpellée (restons polie), c’est l’espèce de condescendance dont font l’objet encore ces métiers. Annoncer à la famille et aux amis que l’on abandonne un ‘bon’ poste, une carrière plus classique, cela (a) fait s’écarquiller bien des yeux.
Cela a même fait s’en détourner quelques uns.


Bref. Et de s’installer, de monter sa ferme. Et de la faire vivre, de vivre... et de lire : des revues, des magazines, des BD, des journaux, des articles, ... Et de constater que s’il existe pléthore d’ouvrages sur le sujet de l’agriculture, les approches sont ou très techniques pour ne pas dire technicistes (sau, nombre d’animaux, surface, nombre d’UTH, GMQ, ...), purement historiques et factuelles (évolution du nombre de fermes, ...) ou pour d’autres, très - trop ? - angéliques.

De penser à une certaine presse que rapidement, je pourrai qualifier de parisienne. D’y lire des articles encensant des démarches marginales. Alors oui, bien sûr, tant mieux si on parle de ce que l’on mange. Mais faire une 4e de couv’ avec un beurre à 40 € le kilo, vendu au gramme, servi dans des cuillères en argent, qui ne permet pas à son producteur de tirer un revenu, pourquoi pas.

Mais une nouvelle fois, qu’est-ce que cela raconte de l’agriculture, celle des champs ?
Et puis, j’ai aussi découvert avec bonheur ces ouvrages, souvent dessinés, qui racontent une installation, souvent compliquée, ou une conversion, souvent source d’angoisses. Superbes regards (parfois croisés) qui suivent quelques semaines ou plusieurs mois une ferme. Portraits souvent sensibles faits par des ‘extérieurs’ au métier.


Reste que, me concernant, qui mieux que les paysannes pour raconter leur quotidien, leurs joies, leurs engagements, leurs vies ? C’est en effet à elles que je veux donner la parole. Pour des raisons diverses et variées, motivée par l’idée - je le dis dès ici - qu’il reste encore beaucoup à faire en matière d’égalité et de droits les concernant.

Johanne


Paysâmes : présentation en breton

PAYSAMES : sell ur vouez war mouezed o deus en um liammet d’an Douar, evit ar gwellañ hag evit an ober

 

2020. 2. 0. Pellaet n’eus mabden a-zoc’h an Douar, a-zoc’h ar labour-douar, a-zoc’h ar labourizion-douar ; el-se ema. Neuze, damp d’en um gaved ged merc’hed hag o deus en um zimezet get an douar. Ar mouezed-se ? gouiet a ran piv int ; unan anezhe on bet ! Hiriv, e tan en-dro devate get ma sac’had a « boltretourez-kelaouerez »,  get ar pal « kontañ a-ziar o fenn ».

Ar levr ? 10 poltred anezhe ; poltredoù dre skeudenn ha dre skrid, e gwenn ha du. Ar merc’hed-se o deus choejet da labourad e Breizh.

Ar levr-man ? ne vo ket nag ur bibl teknikel, nag ur levr-hentañ a-zivoud ar pezh a vehe dereat gober ; deskañ a ra an douar an uvelded.

Ar levr-man ? peogwir eo rekiz gober ha gober c’hoazh abenn ma vaint anavezet, ha peogwir o deus ur bochad traoù da zeskañ deomp.

 

Emichañs diskoeiñ, dre ar levr « Paysâmes », un tu arall ag ar labour-douar e Breizh, doare ar mouezed, c’hoant gete moned war-raok.

 

Merci à Andréa Le Gal pour la traduction et pour l'interview à Radio Bro Gwened


rencontres au fil de la Terre

Pour préparer Paysâmes (et le projet est né il y a bien des lunes), je suis allée à la rencontre de plusieurs de ces femmes ayant choisi l'agriculture.Quelques textes sont nés. Oh, ils demanderont certainement à être remaniés. Et pourquoi ? Pour les lisser ? Pour les homogénéiser ? C'est un peu la crainte que j'ai. Crainte, oui : car quand la tête s'en mêle, les émotions s'en vont souvent.

Dans Paysâmes, j'ai envie d'émotion. Pas pour jouer dans le pathos, pas pour rire ou s'en foutre de tout. Juste pour raconter la vie, comme elle est - vue de chez moi, moi pauvre ou riche de mon histoire.

 

Des éléments contextuels seront aussi apportés - à ma façon -, pour tenter de faire comprendre les enjeux, ceux de la filière, de faire cerner les complexités du métier... [...]. Regard subjectif. Forcément. Je ne prétends pas être neutre, pour autant, je me garderai bien de juger. Bien, mal ? Tout est relatif. Interrogeons-nous cependant. C'est ma seule prétention et j'espère, par le livre, apporter un peu d'éléments d'agri-culture.

D'agri-culture, certes, (mais) en mettant en avant des femmes en réflexion sur leur métier, leurs pratiques, leur et notre place dans le monde, ... Bref, des femmes inspirantes. Pour qui l'être passe avant l'avoir, soyons clairs.

 

Ah, et précision : un livre sur les hommes suivra. Car s'il sera question de chiffon dans le livre, ce sera de celui qui sert à caresser.. euh, pardon, à nettoyer le pis des vaches. L'idée n'est pas de faire dans le genre mais de parler d'agriculture et d'humains. A bons entendeurs, je prends les contacts, femmes et hommes donc ;-) !

 

Et pour avoir un avant-goût des portraits à venir, je vous invite à aller voir la page dédiée aux rencontres de ces femmes de la Terre. Avant un jour les hommes ! Ces portrait seront fort probablement dans le livre à venir. Mais cela n'est pas certain non plus ! Car oui, il y a trop à dire pour tout faire en un livre et non, je ne pourrai pas tout y mettre. D'autres ouvrages suivront donc. Mais je me répète, non ?  ;-)

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