paysâmes

 

(extrait de la) préface

«Johanne écrit vrai, sans fard, sans ronds de jambe. Le texte est fluide, se boit comme du petit-lait. Les mots sont tendres et crus. Et, avec Paysâmes, elle lève le voile sur un univers qui nous concerne tous. [...]. Oublier est d’une simplicité enfantine. [...] La technologie pense de plus en plus à notre place, et même les miroirs réfléchissent parfois mieux que nous. En lisant ces pages, je suis tombée en amour pour ces Paysâmes auxquelles Johanne offre un écrin de papier d’une féroce beauté, au contenu riche et nécessaire, à mettre entre toutes les mains.»

 

Marlène Tissot - écrivaine poétesse romancière


pourquoi Paysâmes

Intro

 

J’ai voulu écrire sur les femmes – celles qui ont choisi d’épouser la Terre – parce que je suis une femme, parce que j’ai été, durant 10 ans de ma carrière, paysanne. Oui, j’ai fait mien ce mot – il n’a de sens ici que celui originel « celui d’un pays ».
Ce livre ? Je le porte depuis une douzaine d’années. Ce n’est donc pas – peu s’en faut – un ouvrage entrepris parce que ce serait à la mode, vendeur, bref, opportuniste. Les années ont passé et la vie – hasard ou pas – m’a ramené ce projet de papier en pleine face. [...].
Le projet de livre réémerge donc. Son contenu évolue. De la photo, du noir, du blanc, pour dire tous les gris de la vie. Des textes, du « je », usé non par pur égotisme mais pour me réapproprier une parole souvent (auto-)confisquée. Des textes peut-être moins naïfs que je ne les aurais écrits il y a 10 ans, si tant est qu’ils aient pu être naïfs. Disons que, même si je suis née dans la marmite du parfait productivisme intensif breton, consciente des enjeux (locaux, territoriaux, sociaux...), il manquait l’expérience, le vécu.
La vie est passée par là, avec ses satisfactions, ses galères, ses réussites [...]. Oui, les pieds dans la terre, parfois dans la merde – disons-le –, ça ouvre les yeux, et rudement, sur les réalités du métier.
Bref. 2020. J’ai eu envie de croiser le regard et le faire avec des femmes – celles qui « pensent » leur métier, serais-je tentée d’écrire. Présomptueux ? Chacun jugera. J’ai eu envie de les raconter, elles, de les dire en images et en mots, et de fait, c’est une agriculture – bretonne, féminine – qui se dévoile.
Alors, vas-y. Raconte-toi. Raconte-moi.

Johanne

 

Regard de femme

Raconter à hauteur de femme, forte ou pas de son parcours, et interroger. Pourquoi ? Dire quoi ? Eléments de réponse et de réflexion.

 

Réalités corporelles

La femme n'est pas un homme comme les autres.

Réalités culturelles

Quid de l'éducation genrée ? Un mythe ? Une réalité partagée ? Et encore plus dans le milieu agricole, rural, breton - celui dont je suis issue ?

Réalités terriennes

Déconnexion des uns et des autres avec le temps qu'il fait, le temps qui passe, le temps paysan. Nécessité de rappeler les contingences terrestres.

Constat culturel

Pas/peu d'écrit de femmes (ex-)paysannes. Alors, osons !

Raconter du haut de mon vécu

File des terres bretonnes, convertie à la terre par l'envie d'être ce que l'on veut pour le monde. Et une vie paysanne marquée par les réussites, les joies, et les réalités d'un monde (agricole) masculin, compétitif [...]

Plus d'info :

Les rencontres 

les femmes paysannes

les artistes qui ont signé des textes

La mise en musique des titres 

La genèse du projet

Le livre : présentation et commande


Un livre, des portraits et bien plus encore

 

Contenu du livre (et quelques lignes pour expliciter)

 

De l'histoire dont on est fait

Mémé et mémère,mes grands-mères, 2 femmes des années 20, que tout opposait ou presque. 2 femmes que tout oppose, mais 2 femmes qui héritent chacune d'une ferme. Et de me rendre compte, très jeune, des réalités et des mondes qui co-habitent : là, une ferme vivrière, appelée à disparaître, là, une ferme qui deviendra l'une des plus grosse exploitation de Bretagne.

 

Rencontres

11 femmes et 10 portraits.

L'occasion d'aborder, d'interroger de nombreux enjeux de l'agriculture d'aujourd'hui. Enjeux sociétaux (de l'attractivité des métiers, du renouvellement des générations, de la place des femmes, ...), environnementaux (pollutions), sanitaires (avec les normes (énormes) imposées au ferme), ... Ces femmes sont à découvrir dans la page rencontres

 

Un complémenterre

Paysâmes : du choix des mots.

Femmes des terres bretonnes

60 ans d'histoire agricole et bretonne vue, vécue, racontée par des femmes qui ont accompagné les paysannes et les agricultrices.

 

Essenti(elle)s

Des chiffres sur les femmes en agriculture en France et en Bretagne

 

Des textes personnels et/ou poétiques

Des textes aux accents plus personnels, pour changer de niveau de lecture, parce que je voulais être authentique et ... (comment dire ?) vivante.

 

Des poèmes libres

Quelques textes libres sont intégrés au livre. Par amour des mots, j'ai toujours trouvé important l'écriture libre, en prose, une poésie libre que j'affectionne. Yann Morel signe 2 textes inédits.

 Extraits du complémenterre

 

« Le milieu de l’agriculture s’inspire des règles du patriarcat : la terre, le savoir, la considération, le pouvoir de choisir ont été longtemps l’apanage des hommes »

Anne Guillou, sociologue

 

 « Dans les années 1960, quand j’ai débuté ma carrière, les conditions de vie étaient dures dans les fermes, les conditions financières souvent miséreuses ».

Yolande Landais, ex- animatrice chambre d'agriculture

 

 « On a besoin de se retrouver – entre femmes, seules. Les femmes veulent apprendre à conduire le tracteur, peinardes donc, elles veulent pouvoir évoquer des sujets féminins : hormones, ménopause, librement : car tout cela impacte sur le travail »

Valérie Lazennec, paysanne engagée pour les femmes

 

 


Les femmes rencontrées : les thèmes développés

 

Des rencontres, prétexte à aborder l'agriculture, ses enjeux, la vie.

 

Gene :  le parcours (en couple), les engagements, le salariat et les pauses imposées (par la vie), la filière œufs, le lien au sol, la cohabitation, les contrôles vétérinaires

 

 

Stéphanie : la place de la femme sur une ferme avec plusieurs générations, le travail genré, l'installation/reprise, la maternité et le remplacement, la transformation, les savoir-faire

 

 

Cilou : patronne, en couple avec un conjoint collaborateur (et heureux d'avoir pu dire "le patron, c'est madame), le travail physique, la succession et les générations, l'exigence de la production des petits fruits, l'accueil à la ferme, l'aléatoire de la production en agriculture

 

 

Enora : jeune maman installée avec son compagnon, installation par amour des pierres, l'alimentation des animaux, le local, la mixité bio-non bio, la préservation des races, la biosécurité,

 

 

Fabienne : l'agriculture à deux, l’accueil à la ferme, la poly-activité, l'autonomie alimentaire, énergétique, le salariat, le goût des défis et les changements d'orientation

 

 

Christiane : seule à reprendre la ferme familiale, l'élevage atypique choisi pour rebondir, l'accompagnement des animaux, leur alimentation

 

 

Aziliz : seule sur son activité, aidée ponctuellement, production non alimentaire, l'accès au terre, l'installation et sa progressivité, la gestion des milieux

 

 

Audrey et Lauriane : en couple, la reprise d'une ferme récente, l'installation "facile", le choix d'un système économe

 

 

 

Martine :  jeune retraitée, la place de la femme, le goût inné des animaux, l'engagement constant et en écologie, le parcours sur 40 ans : du conventionnel au bio, l'acceptation par les tiers, les filières courtes et longues

 

Françoise : en couple avec son compagnon de vie et de scène, le goût pour la terre, le parcours du conventionnel au bio (et la violence du système coopératif), la vente direct, la transmission.

 

Aucune des femmes rencontrées n'a eu connaissance de son portrait avant la diffusion du livre.

J'ai cependant consulté Christiane car j'ai usé de ses textes et fait d'elle un portrait 'atypique' dans Paysâmes.

 

Cela faisait partie du deal entre les femmes rencontrées et moi : confiance ou pas.

 

Qu'on se le dise, l'idée est de faire du fond sur ces faiseuses, sur le milieu agricole, pas d'être la chargée de relations presse de quiconque.

 

Cela posé, pour un futur ouvrage dans le même esprit (boulange ? la transfo ? la cohabitation agriculture-ville, l'agriculture îlienne, ...), vous pouvez me laisser vos coordonnées par là.


Paysâmes : un livre et pas seulement

Paysâmes a aussi été mise en musique.

Extrait d'un  premier morceau, sur des images de "vraies" paysannes - des actrices qui plantent, sèment, élèvent dans la vraie vie -.

 

L'envie ? De faire le clip tout entier avec des centaines de visages de femmes paysannes ;-)

La présentation du projet en images pour la plate-forme de financement participatif.

 

Le travail de mise en video des rencontres est envisagée. Pensez-donc à vous abonner à la chaîne Youtube si ça vous intéresse.

Recherche lieux de diffusion et/ou d'intervention

Vous avez une ferme, une librairie, un magasin, (ou vous en connaissez) ? Vous être enseignant.e ? intéressé.e par la diffusion du livre ? et/ou un échange sur le sujet agricole et/ou féminin et/ou environnemental ? Je suis à votre écoute.

 

Une expo à venir ? Cherche partenaires.

Afin de monter une exposition sur le sujet de la femme en agriculture, je cherche des soutiens.

 

Vous pouvez me contacter directement par mail : oplurielle@johannegicquel.com